2020

Les noces

de Samira Sedira
Théâtre musical hors les murs
Un texte de Samira Sedira à partir d'entretiens réalisés avec des habitants de Sevran (93) et d'Alloue (16).

Distribution

Mise en scène – Jeanne Desoubeaux

Costumes – Marion Duvinage

Administration, production – Léonie Lenain

Stagiaire à la mise en scène – Joséphine Gardoni

Avec : Arthur Daniel, Cloé Lastère, Jérémie Arcache (en alternance avec Martial Pauliat)

Les Noces

Production Compagnie Maurice et les autres sur une commande du Théâtre de la Poudrerie et de la Maison Maria Casarès Coproductions Théâtre de la Poudrerie -Sevran; Les Tréteaux de France, Centre Dramatique National. Avec le soutien du département de la Seine-Saint Denis, de l’Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine et de l’Ecole de la Comédie de Saint-Etienne / DIESE # Auvergne-Rhône-Alpes  En résidence aux Tréteaux de France et à La Maison Maria Casarès – Centre Culturel de Rencontre & Maison des Illustres à Alloue en Charente. Une résidence rémunérée OARA.

Samira Sedira a écrit une comédie car rire ensemble, c’est déjà se rencontrer. C’est aussi un texte pour les acteurs. La multitude des personnages à interpréter en est le témoin. La joie de s’emparer de cette galerie de figures est proche de celle des enfants qui peuvent construire des mondes avec presque rien. Dans Les Noces, il s’agit de représenter, et pas d’incarner. C’est un défi théâtral mais c’est avant tout une joie enfantine.

Ce texte sera joué une soixante de fois cette saison, devant une jauge toujours assez restreinte, dans des espaces souvent réduits, et sans lumières, sans fard, sans distance. Entre les spectateurs et les acteurs, il n’y aura qu’un pas, au sens propre comme au sens figuré. Notre pari pour ce spectacle est celui de la joie et de l’humour face aux questions épineuses que soulève le texte. Cette joie est une vraie réponse politique au marasme et au cynisme ambiant. 

Jeanne Desoubeaux

2019

Don Quichotte (J'étoilerai le vent qui passe)

d'après Jules Massenet
Opéra jeune public proposé dans deux versions (participative ou non)

Distribution

Direction musicale – Igor Bouin

Mise en scène – Jeanne Desoubeaux

Costumes et accessoires – Cécilia Galli

Création lumières – Thomas Coux

Régie générale – Paul Amiel

Administration, production – Léonie Lenain

Avec : Jean-Christophe Lanièce (Don Quichotte), Igor Bouin (Sancho), Flore Merlin (piano, en alternance avec Bianca Chillemi)

Don Quichotte

Production Compagnie Maurice et les autres Avec le soutien de Création en cours (Ateliers Médicis, Ministères de la Culture et de l’Education) En résidence à La Maison Maria Casarès – Centre Culturel de Rencontre & Maison des Illustres à Alloue en Charente.

Don Quichotte (J’étoilerai le vent qui passe) est un projet d’opéra jeune public partagé entre adultes professionnels et enfants amateurs. Il s’agit ici de proposer une adaptation très libre de l’opéra de Jules Massenet : un piano, deux barytons-basses (Don Quichotte et Sancho), une soprano/pianiste (Dulcinée) et un chœur d’enfants (les brigands, la foule, rôles parlés…). Ce projet est une double tentative : la tentative de transmettre quelque chose aux enfants sous la forme de leur intégration au spectacle et la tentative d’essentialiser l’opéra, d’utiliser le moins d’éléments possible pour en raconter le plus possible. La transmission doit être une mise en place des « conditions d’immersion artistique » et non d' »éducation artistique » pour reprendre l’expression de Christiane Taubira.

Dans l’opéra de Jules Massenet, l’intrigue est recentrée autour du voyage initiatique que vont réaliser Don Quichotte et Sancho. Nous prenons au pied de la lettre ce voyage qui permet d’apprivoiser et d’intégrer les thèmes de l’imaginaire et de l’amitié. Comme dans un travail de création professionnelle, les enfants auront à faire à une créatrice costumière et à un créateur lumières. Cecilia Galli, costumière, fera un travail « sur mesure » à partir des gardes robes des enfants ou des adolescents. La compagnie met à disposition un certain nombre d’accessoires et de petits éléments pour compléter. Thomas Coux, créateur lumière, travaillera au plus près et au plus juste de la présence de ce groupe sur le plateau. Enfin, Jean-Christophe Lanièce, Igor Bouin et Flore Merlin seront les premiers partenaires de ces jeunes artistes.

Entre conte musical, opéra jeune public et concert, la question de la forme est un enjeu de la création. Elle doit être politique. Elle doit pouvoir sortir des carcans liés à l’opéra ou au récital classique ; pour cela elle doit s’en saisir et les décaler. La forme chantée permet le décalage, l’humour mais aussi la gravité. La présence des enfants au cœur de ce dispositif sera aussi le levier d’une forme originale et non fortuite.

Jeanne Desoubeaux

2018

Ce qu'on attend de moi

de Vincent Guédon
Théâtre musical d'après Ce qu'on attend de moi et Le monde me quitte (éditions D'ores et déjà)

Distribution

Mise en scène – Jeanne Desoubeaux

Dramaturgie – Pierre Chevallier

Costumes et scénographie – Cécilia Galli

Création lumières – Thomas Coux

Régie générale – Paul Amiel et Alain Rabuat

Avec : Jérémie Arcache, Arthur Daniel, Elios Noël, Martial Pauliat

Vincent Guédon est publié chez D’ores et Déjà et a obtenu les encouragements du CNT pour Ce qu’on attend de moi à l’automne 2014. 

La cie Maurice et les autres remercie Matthieu Roy et Johanna Silberstein, Dominique Sarah, Odile Pradem-Faure, David Geselson, Noura Sairour, Jean-Pierre Baro, Vincent Guédon, Hélène Bougy, Sophie Cuffia, Alma Charry, Claire Dugot, Véronique Atlan, Julia Carnesecca, Gabriel Bougy. 

Production Compagnie Maurice et les autres Coproductions Le Gallia Théâtre – scène conventionnée de Saintes ; Les Tréteaux de France – Centre Dramatique National ; OARA – Office Artistique de la Région Nouvelle- Aquitaine Accueil et soutien à la résidence Maison Maria Casarès, Centre Culturel de Rencontres et Maison des Illustres, dans le cadre des Jeunes Pousses ; L’Abbaye aux Dames, la cité musicale, Saintes ; Les chantiers de la création 93 (Mains d’œuvres-St-Ouen) ; l’Arcal, compagnie lyrique Soutien à la création DRAC Nouvelle-Aquitaine Avec le soutien de la Spedidam et de l’Adami Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National

Dans Ce qu’on attend de moi, « Sonny », informaticien au chômage, nous raconte un souvenir, ou bien un rêve : celui d’une prise d’otage dans un Pôle Emploi, qui lui permettrait de se faire enfin entendre en diffusant un document intitulé Le Mépris et la Précarité.

« Frank » dans Le monde me quitte nous raconte sa fuite hors du monde : fuite après la faillite de l’entreprise qu’il dirigeait, fuite dans une forêt près d’une autoroute, fuite dans la solitude, à la recherche du silence.

Deux tentatives de rupture, de métamorphose. Deux
trajectoires à la fois parallèles et inversées : l’un veut se faire entendre et doit prendre la parole de force, l’autre veut se « taire enfin » et venir au calme.

La musique est au cœur du projet ; originale,
arrangée ou improvisée en direct, elle accompagne, contrebalance ou déplace chacune de ces paroles. Elle permet de créer l’espace de l’imaginaire et des possibles. C’est un diptyque pour quatre interprètes
: deux musiciens (Jérémie Arcache et Martial Pauliat) et deux comédiens (Arthur Daniel et Elios Noël).

Ces deux récits de Vincent Guédon fonctionnent
ensemble, en miroir, en contre-pied, comme les deux mouvements d’une symphonie. Il s’agira pour nous de faire entendre ces textes au théâtre, avec le décalage que la musique permet, mais aussi en donnant un souffle à des personnages qui ne sont pas des héros, à des personnages rares. Vincent Guédon fait parler un chômeur puis un grand patron sans jamais juger ni expliquer. Il donne la parole à ces deux personnes ; au
théâtre, il s’agira de donner aussi un corps. Dans Le monde me quitte, il y a cette phrase : « prendre des nouvelles du monde ». Par le repli dans une forêt, par l’acte symbolique de Sonny, les protagonistes prennent des nouvelles du monde, prennent la température, et nous aussi, avec eux.

Pierre Chevallier et Jeanne Desoubeaux

2017

L'enfant et les sortilèges

De Maurice Ravel
Opéra

Distribution

Direction musicale – Igor Bouin

Mise en scène et costumes – Jeanne Desoubeaux

Régie générale et collaboration artistique – Paul Amiel

Avec : Anaïs Bertrand, Igor Bouin, Jeanne Crousaud ou Nathalie Morazin, Judith Derouin, Alejandro Gabor, Philippe Hattat, Jean-Christophe Lanièce, Pauline Leroy, Martial Pauliat

 

La cie Maurice et les autres remercie Sophie Cuffia, Richard Dell’aiera, Alma Charry.

 

Production Compagnie Maurice et les autres Avec le soutien de La Maîtrise Notre-Dame de Paris, du Choeur universitaire d’Assas et du festival « Opéras en un acte » (Opéra du jour / Isabelle du Boucher)

Il s’agit bien d’un songe, un de ceux que l’on peut faire petit quand on pense que le vol d’un bonbon à la boulangerie nous vaudra la prison à perpétuité. Dans mon approche de l’œuvre, j’ai été sensible à sa dramaturgie. Je souhaite que la mise en scène propose un univers où toutes les portes d’interprétation sont ouvertes.

C’est pourquoi je prends le parti d’une scénographie simplissime, d’un plateau presque nu, au centre duquel trône le piano à queue, instrument aussi accueillant qu’inquiétant, aussi impressionnant que familier. Je souhaite que ce piano soit le cœur de la magie, comme ces boîtes à musique qu’on ouvre et qui déclenchent merveilles et cauchemars mêlés. L’orchestration monumentale proposée par Maurice Ravel est donc ici réduite à une partition pour piano. Tous les rôles de l’opéra sont assurés par sept chanteurs. L’Enfant est interprété par la mezzo-soprano Anaïs Bertrand ; les six autres chanteurs prennent chacun en charge trois à quatre rôles ainsi que les chœurs.

Il existe certains contes qui fonctionnent à tout âge et à toute époque. L’histoire de L’Enfant et les sortilèges est de ceux-là. L’œuvre nous marque enfant, nous accompagne adulte, il nous plaît d’y revenir pour (re)voir le théâtre de nos songes enfantins.

Jeanne Desoubeaux

2016

Didon et Enée

De Henry Purcell
Opéra

Distribution

Direction musicale – Igor Bouin

Mise en scène – Jeanne Desoubeaux

Costumes et accessoires – Mariette Niquet-Rioux

Régie générale – Paul Amiel

Avec : Jérémie Arcache, Anaïs Bertrand, Igor Bouin, Mélanie Flahaut, Julia Gaudin, Josépha Jégard, Jean-Christophe Lanièce, Bérengère Maillard, Martial Pauliat, Robin Pharo, Yann Rolland, Isabelle Savigny 

 

La cie Maurice et les autres remercie Hélène Bougy, Rosalie Lust, Sophie  Cuffia, Richard Dell’aiera, Zelda Bourquin, Alma Charry.

Didon et Enee

Production Compagnie Maurice et les autres Avec le soutien de La Maîtrise Notre-Dame de Paris, du Choeur universitaire d’Assas et du festival « Opéras en un acte » (Opéra du jour / Isabelle du Boucher)

« Aux petites filles on apprend que Dieu existe et qu’il a la couleur de leurs yeux. Alors elles le croient. Alors elles attendent. (…) Dans l’attente amoureuse des jeunes femmes, dans cette passion purifiée par l’absence, on touche à quelque chose comme la
folie. Aucun homme ne s’aventure dans ces terres désolées de l’amour. Aucun homme ne sait répondre à la parole silencieuse. Les hommes
retiennent toujours quelque chose auprès d’eux. (…) Les femmes espèrent toujours, et puisque tout n’est pas possible elles le perdent en une seule fois – comme une manière de jouir de l’amour dans son manque. ».

Christian Bobin, La Part manquante

Didon et Enée ne sont pas des jeunes premiers, vierges d’expériences, de douleurs ou de joies. Ce sont, au contraire, deux personnes qui ont déjà vécu. Ils ont en commun le veuvage et l’exil. Voir ces deux héros comme des êtres fatigués, dont la force d’aimer de nouveau se situe entre la survie et la mort, c’est leur donner d’autant plus de puissance dramatique, et donc scénique.

Jeanne Desoubeaux

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