Les Noces de Samira Sedira

Théâtre musical « hors les murs »

Un texte de Samira Sedira à partir d’entretiens réalisés avec des habitants de Sevran (93) et d’Alloue (16).

Distribution

Mise en scène – Jeanne Desoubeaux

Costumes – Marion Duvinage

Administration, production – Léonie Lenain

Stagiaire aux costumes et à la mise en scène – Joséphine Gardoni

Avec : Arthur Daniel, Cloé Lastère, Jérémie Arcache (en alternance avec Martial Pauliat)

Production Compagnie Maurice et les autres sur une commande du Théâtre de la Poudrerie et de la Maison Maria Casarès Coproductions Théâtre de la Poudrerie -Sevran; Les Tréteaux de France. Avec le soutien du département de la Seine-Saint Denis et de l’Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine En résidence à La Maison Maria Casarès – Centre Culturel de Rencontre & Maison des Illustres à Alloue en Charente. Une résidence rémunérée OARA.

26 Mar 2020 - 28 Mar 2020

Les Noces

La scène Thélème
01 Avr 2020 - 04 Avr 2020

Les Noces

La scène Thélème
27 Juil 2020 - 31 Juil 2020

Les Noces

Maison Maria Casarès
03 Août 2020 - 07 Août 2020

Les Noces

Maison Maria Casarès
10 Août 2020 - 14 Août 2020

Les Noces

Maison Maria Casarès
17 Août 2020 - 20 Août 2020

Les Noces

Maison Maria Casarès
Pas d'événement actuellement programmé.

2019


de Jules Massenet

Opéra jeune public

Distribution

Direction musicale – Igor Bouin

Mise en scène – Jeanne Desoubeaux

Costumes et accessoires – Cécilia Galli

Création lumières – Thomas Coux

Régie générale – Paul Amiel

Avec : Jean-Christophe Lanièce (Don Quichotte), Igor Bouin (Sancho), Flore Merlin (piano, en alternance avec Bianca Chillemi)

Production Compagnie Maurice et les autres Avec le soutien de Création en cours (Ateliers Médicis, Ministères de la Culture et de l’Education) En résidence à La Maison Maria Casarès – Centre Culturel de Rencontre & Maison des Illustres à Alloue en Charente.

Don Quichotte (J’étoilerai le vent qui passe) est un projet d’opéra jeune public partagé entre adultes professionnels et enfants amateurs. Il s’agit ici de proposer une adaptation très libre de l’opéra de Jules Massenet : un piano, deux barytons-basses (Don Quichotte et Sancho), une soprano/pianiste (Dulcinée) et un chœur d’enfants (les brigands, la foule, rôles parlés…). Ce projet est une double tentative : la tentative de transmettre quelque chose aux enfants sous la forme de leur intégration au spectacle et la tentative d’essentialiser l’opéra, d’utiliser le moins d’éléments possible pour en raconter le plus possible. La transmission doit être une mise en place des « conditions d’immersion artistique » et non d' »éducation artistique » pour reprendre l’expression de Christiane Taubira.

Dans l’opéra de Jules Massenet, l’intrigue est recentrée autour du voyage initiatique que vont réaliser Don Quichotte et Sancho. Nous prenons au pied de la lettre ce voyage qui permet d’apprivoiser et d’intégrer les thèmes de l’imaginaire et de l’amitié. Comme dans un travail de création professionnelle, les enfants auront à faire à une créatrice costumière et à un créateur lumières. Cecilia Galli, costumière, fera un travail « sur mesure » à partir des gardes robes des enfants ou des adolescents. La compagnie met à disposition un certain nombre d’accessoires et de petits éléments pour compléter. Thomas Coux, créateur lumière, travaillera au plus près et au plus juste de la présence de ce groupe sur le plateau. Enfin, Jean-Christophe Lanièce, Igor Bouin et Flore Merlin seront les premiers partenaires de ces jeunes artistes.

Entre conte musical, opéra jeune public et concert, la question de la forme est un enjeu de la création. Elle doit être politique. Elle doit pouvoir sortir des carcans liés à l’opéra ou au récital classique ; pour cela elle doit s’en saisir et les décaler. La forme chantée permet le décalage, l’humour mais aussi la gravité. La présence des enfants au cœur de ce dispositif sera aussi le levier d’une forme originale et non fortuite.

Jeanne Desoubeaux

Pas d'événement actuellement programmé.

2018


de Vincent Guédon

Deux tentatives de rupture

Dans Ce qu’on attend de moi, « Sonny », informaticien au chômage, nous raconte un souvenir, ou bien un rêve : celui d’une prise d’otage dans un Pôle Emploi, qui lui permettrait de se faire enfin entendre en diffusant un document intitulé Le Mépris et la Précarité.​

« Frank » dans Le monde me quitte nous raconte sa fuite hors du monde : fuite après la faillite de l’entreprise qu’il dirigeait, fuite dans une forêt près d’une autoroute, fuite dans la solitude, à la recherche du silence.

Deux tentatives de rupture, de métamorphose. Deux trajectoires à la fois parallèles et inversées : l’un veut se faire entendre et doit prendre la parole de force, l’autre veut se « taire enfin » et venir au calme.

La musique est au cœur du projet ; originale, arrangée ou improvisée en direct, elle accompagne, contrebalance ou déplace chacune de ces paroles. Elle permet de créer l’espace de l’imaginaire et des possibles. C’est un diptyque pour quatre interprètes : deux musiciens (Jérémie Arcache et Martial Pauliat) et deux comédiens (Arthur Daniel et Elios Noël).

Ces deux récits de Vincent Guédon fonctionnent ensemble, en miroir, en contre-pied, comme les deux mouvements d’une symphonie. Il s’agira pour nous de faire entendre ces textes au théâtre, avec le décalage que la musique permet, mais aussi en donnant un souffle à des personnages qui ne sont pas des héros, à des personnages rares. Vincent Guédon fait parler un chômeur puis un grand patron sans jamais juger ni expliquer. Il donne la parole à ces deux personnes ; au théâtre, il s’agira de donner aussi un corps. Dans Le monde me quitte, il y a cette phrase : « prendre des nouvelles du monde ». Par le repli dans une forêt, par l’acte symbolique de Sonny, les protagonistes prennent des nouvelles du monde, prennent la température, et nous aussi, avec eux.

Pierre Chevallier et Jeanne Desoubeaux

Paul AmielRégisseur
Jérémie ArcacheComédien
Alma CharryGraphiste
Pierre ChevallierDramaturge
Thomas CouxCréateur lumière
Sophie CuffiaPhotographe
Arthur DanielMusicien
Jeanne DesoubeauxMetteuse en scène
Cécilia GalliScénographe
Costumière
Elios NoëlMusicien
Martial PauliatComédien
Alain RabuatRégisseur

2017


de Maurice Ravel

Il s’agit bien d’un songe

Un de ceux que l’on peut faire petit quand on pense que le vol d’un bonbon à la boulangerie nous vaudra la prison à perpétuité. Dans mon approche de l’œuvre, j’ai été sensible à sa dramaturgie. Je souhaite que la mise en scène propose un univers où toutes les portes d’interprétation sont ouvertes. C’est pourquoi je prends le parti d’une scénographie simplissime, d’un plateau presque nu, au centre duquel trône le piano à queue, instrument aussi accueillant qu’inquiétant, aussi impressionnant que familier. Je souhaite que ce piano soit le cœur de la magie, comme ces boîtes à musique qu’on ouvre et qui déclenchent merveilles et cauchemars mêlés. L’orchestration monumentale proposée par Maurice Ravel est donc ici réduite à une partition pour piano. Tous les rôles de l’opéra sont assurés par sept chanteurs. L’Enfant est interprété par la mezzo-soprano Anaïs Bertrand ; les six autres chanteurs prennent chacun en charge trois à quatre rôles ainsi que les chœurs.

Il existe certains contes qui fonctionnent à tout âge et à toute époque. L’histoire de L’Enfant et les sortilèges est de ceux-là. L’œuvre nous marque enfant, nous accompagne adulte, il nous plaît d’y revenir pour (re)voir le théâtre de nos songes enfantins.

Jeanne Desoubeaux

Ce qu’en dit la presse

Critique de Garance Wetzel – L’insatiable 30 mai 2017

Critique de Cristophe Rizoud – Forum Opéra 1er mai 2017

Distribution


2016


de Henry Purcell

Ils ont vécu

« Aux petites filles on apprend que Dieu existe et qu’il a la couleur de leurs yeux. Alors elles le croient. Alors elles attendent. (…) Dans l’attente amoureuse des jeunes femmes, dans cette passion purifiée par l’absence, on touche à quelque chose comme la folie. Aucun homme ne s’aventure dans ces terres désolées de l’amour. Aucun homme ne sait répondre à la parole silencieuse. Les hommes retiennent toujours quelque chose auprès d’eux. (…) Les femmes espèrent toujours, et puisque tout n’est pas possible elles le perdent en une seule fois – comme une manière de jouir de l’amour dans son manque. ».

Christian Bobin, La Part manquante

Didon et Enée ne sont pas des jeunes premiers, vierges d’expériences, de douleurs ou de joies. Ce sont, au contraire, deux personnes qui ont déjà vécu. Ils ont en commun le veuvage et l’exil. Voir ces deux héros comme des êtres fatigués, dont la force d’aimer de nouveau se situe entre la survie et la mort, c’est leur donner d’autant plus de puissance dramatique, et donc scénique.

Jeanne Desoubeaux

Distribution

Paul AmielRégisseur
Jérémie ArcacheVioloncelle
Choeurs
Anaïs BertrandDidon
Igor BouinDirecteur musical
Alma CharryGraphiste
Jeanne DesoubeauxMetteuse en scène
Mélanie FrahautBasson
Flûte
Choeurs
Julia GaudinLa seconde dame
Une sorcière
Josépha JégardViolons
Choeurs
Jean-Christophe LanièceEnée
Bérangère MaillardViolons
Choeurs
Mariette Niquet-RiouxCostumière
Martial PauliatLe marin
Clavecin
Choeurs
Robin PharoViole de gambe
Choeurs
Yann RollandLa sorcière
L’esprit
Isabelle SavignyBelinda
Une sorcière