Cabaret

Cabaret lyrique Maurice et les autres x Romy Pétale

Distribution

Direction artistique Romy Pétale, Jérémie Arcache, Jeanne Desoubeaux
Costumes Alex Costantino
Avec les artistes de la compagnie Maurice et les autres
Direction de production Léonie Lenain
Administration Clara Rodrigues
Logistique Juliette Lecourt
 
Durée estimée : 1h
 
Production Compagnie Maurice et les autres (recherche de partenaires en cours)
Coproduction Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines – Scène nationale
Avec le soutien du Théâtre Public de Montreuil – CDN

Contenu artistique

Transformer des « tubes » lyriques en mélodies pop, confier des rôles lyriques à des comédiens, écrire des arrangements sur mesure pour des interprètes, transformer du texte en musique et de la musique en texte, c’est ce que nous faisons depuis toujours. Dans Où je vais la nuit, le trio « Tendre amour » issu de l’opéra Orphée et Eurydice de Gluck devenait une ballade au timbre chaleureux. Dans Ce qu’on attend de moi, les mots des filles de Lear devenaient des chansons émouvantes pour séduire les oreilles de leur vieux père. Nous avons des outils pour entremêler texte et musique, théâtre et opéra, propos et mélodies.

Pour notre premier cabaret, nous allons proposer des textes du répertoire, des airs d’opéras, des chansons pop et des prises de paroles. Ce travail de contenu sera partagé entre les artistes invités, et l’équipe artistique de création (Romy Pétale, Jérémie Arcache, Alex Costantino et Jeanne Desoubeaux). Ainsi, nous proposerons une forme de boîte à outils, où les artistes invité.es, qui changeraient au fil des saisons, pourront piocher pour s’emparer d’un contenu et laisser leur imagination et leur talent se déployer à partir d’une base qui aura été pensée en amont.

Changer les couronnes de têtes

Dans un climat politique extrêmement tendu (j’écris ces lignes fin février 2026), il est étonnant de constater que les personnalités marginalisées le jour deviennent rois et reines la nuit. Notre schizophrénie carnavalesque n’a jamais cessé. Il existait la Fête des Fous au Moyen-Âge (une journée durant laquelle les religieux et les nobles se laissaient balader nus dans la ville tandis que le peuple se prenait à croire qu’il était puissant). Il existe encore aujourd’hui ces espaces de transgression, d’indisciplinarité. Le cabaret en fait partie. Il n’est jamais aussi décevant (selon moi) que lorsqu’il épouse les codes de la bienséance et de la majorité. C’est un endroit politique, alternatif. Il faut nous en emparer tel quel.

Pourquoi le cabaret ?

Le cabaret est à la mode ; il faut à la fois s’en réjouir et s’en inquiéter. Il semblerait que le cabaret connaisse ses plus belles heures dans les temps les plus sombres. Au début du XXe siècle, il existe sous des formes très variées. Du cabaret allemand littéraire des années 20 aux numéros de Joséphine Baker, il y a un monde. Pour autant, il demeure le lien fort entre cabaret et politique, et les nombreux cabarets qui fleurissent aujourd’hui en sont la preuve. En pleine ruralité comme dans les grandes villes, les cabarets sont complets. Comment ne pas y voir le besoin pour la population de lieux et de personnages alternatifs, joyeux, indisciplinés ? Souvent à la marge, fabriqué avec des bouts de ficelles (dorées), sans reconnaissance des politiques culturelles (bien que cela change) le cabaret est un endroit artistique passionnant, profondément politique, protéiforme et avec pour seule limite notre imagination.

Défiler vers le haut